En guise de bibliographie …

Impossible de vous parler de l’île d’Yeu sans citer les documents qui ont accompagné les nombreuses vacances passées sur place.

Le premier est le petit guide dont je vous parle depuis un moment et duquel j’ai tiré quelques citations. Il s’agit du « Guide du Voyageur à l’île d’Yeu » par le Docteur VIAUD-GRAND-MARAIS, Professeur honoraire à l’école de médecine de Nantes.

Ce Docteur nantais a vécu de 1833 à 1913, mais son guide a été réédité en 1953, dans sa quatrième édition, édition réalisée par Monsieur Georges PENAUD patron des Nouvelles Galeries Insulaires. La mise à jour en était réalisée par Monsieur Armand HENRY.

guide du voyageur à l'île d'Yeu guide du Dr Viaud-Grand-Marais

Les Nouvelles Galeries Insulaires étaient situées là où s'est longtemps trouvée la Pharmacie du port (angle rue de l'Abesse rue de la République). Pour l’époque c’était un superbe magasin sur deux niveaux. On y trouvait de tout, tout sur tout ! Le magasin a été vendu assez vite et les PENAUD se sont installés sur le port dans un petit magasin plus modeste le "Pierrot gourmand". Ils ont senti le souffle des grandes surfaces arriver !..

Comment parler des PENAUD sans évoquer la carte de l’île d’Yeu. Carte réalisée par Georges BRAIVE « Architecte diplômé par le Gouvernement » installé à PARIS XIV°. La carte est datée de 1938 mais de nombreuses mises à jour ont été réalisée au fil du temps. L’exemplaire dont je dispose situe l’aérodrome alors que ce dernier date des années 70.

Cette carte contient de nombreuses indications touristiques, son petit modèle (elle existait en format quasi poster) en est presque illisible tant il y a de détails. J'ai vérifié (juin 2011) cette carte est encore en vente à la maison de la presse.

carte Georges BRAIVE
La carte est illustrée en petit format car je n’ai pas les droits de reproduction.

Mais revenons au petit guide du Docteur VIAUD-GRAND-MARAIS. Il est dit en avant propos qu’il a été réédité « avec la bienveillante autorisation de la famille du Dr Viaud-Grand-Marais, notre souci est de munir le touriste d’un petit manuel dans lequel il reconnaisse un compagnon d’excursion consciencieux, aimable et ouvert à toutes les curiosités de son esprit ». C’est pas beau ça !

On y apprend que la plus ancienne dénomination de l’île est Oia puis Ogia et que vers le XI ou XII° siècle elle devient Oya ou Oias puis Oys vers le XIII° et enfin Yeu. De nombreux ouvrages discutent ce nom mais aucun n'ose fournir une réelle d'explication au de "Yeu".

J’en terminerai sur ce guide avec une dernière citation que je trouve charmante et qui me tient à cœur :
« Les ogiens sont intelligents, francs, instruits, parce qu’en courant le monde, ils ont beaucoup vu. Leur obligeance est proverbiale ; ils reçoivent avec la plus grande cordialité. Ils ont toutes les qualités des marins. Les femmes sont en général jolies, quand leur teint n’a pas trop été bruni par le soleil et le vent de la mer (…) ».

Toute une époque !

A signaler aussi :
De Maurice ESSEUL aux éditions l'Etrave : "En route pour la France" (Trois siècles de liaison maritime), ouvrage qui apporte plein de photos anciennes intéressantes.
De Jean-François HENRY aux éditions Ouest France : "Aimer l'Île d'Yeu", présentation assez conventionnelle de l'île réalisée en 1991 avec beaucoup de bonnes photos.

PhB